Quels sont les nouveaux enjeux et tendances en cosmétique ?

Vous êtes de plus en plus nombreux à nous interroger sur nos soins pour comprendre leur formule, leur contenu, leur fabrication et le sourcing de leurs matières premières. Nous apprécions votre curiosité et votre souci de l’exigence de qualité. Nous vous remercions d’ailleurs de ces questions car il nous est toujours très agréable d’avoir ces occasions d’échanges pour expliquer le bien-fondé de nos soins et leurs histoires et vous permettre ainsi de choisir vos soins en toute connaissance de cause.

Vos questions nous ont donné envie d’interroger Audrey Roulin, directrice beauté chez « Nelly Rodi » agence de conseil en intelligence business et créative. Nous avons eu le plaisir de la rencontrer. Elle décrypte, ci-après, les comportements et nous apporte un éclairage très intéressant sur les tendances, les nouveaux standards de consommation et les nouveaux usages dans le secteur de la beauté.

N : On voit se dessiner une vraie prise de conscience sur le contenu des cosmétiques et leur impact écologique avec des consommateurs qui sont de plus en plus exigeants, comment décrirais-tu plus précisément l’attente de ces consommateurs et leurs besoins ?

A : Les consommateurs ont plus que jamais besoin de comprendre, de connaître et d’être informés, parce qu’il y a eu une prise de conscience massive qui est née de cette méfiance vis-à-vis des produits cosmétiques. Cette méfiance provient de toutes les crises sanitaires, environnementales et écologiques que nous avons pu traverser ces 20 dernières années. Cela a débuté par l’alimentaire et s’est immiscé depuis notre assiette à notre salle de bain sur le produit cosmétique. Aujourd’hui, du fait de cette méfiance, ils ont besoin d’être renseignés et informés. C’est une crise sociétale d’une manière générale.

N : Quelles sont plus précisément les attentes de ces consommateurs ?

A : Les consommateurs souhaitent connaître, entre autre, les potentiels ingrédients qui pourraient nuire à leur santé, et être capable de décrypter une liste INCI afin de les identifier. Malgré la réglementation européenne, une des plus drastiques qui soit, ont quand même été mis en lumière des ingrédients qui pourraient avoir, à terme, des effets nocifs sur notre santé et/ou notre environnement. 

N : Et quels sont ces ingrédients ? 

A : On peut identifier des ingrédients qui sont effectivement nocifs et toxiques pour la santé, mais aussi des ingrédients que parfois des groupes de cosmétiques ont diabolisé à excès par des discours marketing ultra-confusants et faux ! Par exemple, parmi les différents types de silicones, il existe des silicones volatiles, qui ne sont pas forcément nocifs pour le consommateur, ni pour l’environnement, et dont certains types de cheveux et certains effets de maquillage ont potentiellement besoin. Les consommateurs cherchent aujourd’hui à être mieux renseignés, pour pouvoir démêler le vrai du faux.

Je pense qu’aujourd’hui, développer une formule clean est un pré-requis. L’ODAÏTÈS répond à cette grande attente consommateur et je pense que cela fait partie de l’histoire de la marque. Donc pour répondre mieux aux attentes du consommateur, il est essentiel de communiquer de manière très transparente sur la philosophie de la formulation entre autre. On pourrait aussi évoquer les process de fabrication, les conditions de travail des salariés sur les chaînes industrielles par exemple. Tout ceci peut faire partie intégrante de cette transparence qui est un dû, un devoir vis-à-vis des consommateurs en quête d’une consommation beauté bien plus vertueuse qu’avant. C’est aux marques d’éduquer le consommateur, d’aller vers lui, de lui tendre la main parce qu’il n’a pas toutes les informations. Tout est une question d’équilibre, de justesse, de sincérité et de parti pris aussi.

N : D’après toi, comment s’organise le marché pour répondre à ces attentes ?

A : Les marques développent plus de contenus qu’avant à travers leur communication. Elles transmettent aussi leur philosophie à travers des personnes, notamment des influenceurs, qui sont beaucoup plus proches des consommateurs en termes d’attente par rapport aux produits. Certaines marques anticipent en ouvrant des chantiers de reformulation et n’attendent plus que les nouveaux amendements tombent dans la réglementation. Par exemple, il y avait déjà des marques qui avaient enlevé de leur formule des ingrédients avant que l’amendement ne soit tombé pour éviter de se retrouver « black listés ».

Les consommateurs n’ont pas conscience non plus de tous ces chantiers industriels et ça aussi, Il faut l’expliquer. Si les marques venaient à communiquer sur leur process d’industrialisation, et de formulation, peut être que le consommateur serait sans doute à même d’attendre davantage et d’être plus indulgent vis-à-vis de la réactivité des marques. Encore un fois, c’est de l’information, de l’information, de l’information. C’est aussi un juste équilibre entre ce que la marque communique à ses consommateurs mais aussi ce qu’elle va devoir imposer et son parti pris. Et finalement tout est une question d’honnêteté.

N : Et alors d’après toi, avec le foisonnement de tous ces labels, comment fait le consommateur pour arriver à se faire une idée avant d’acheter un cosmétique ?

A : Je pense qu’il doit se renseigner. Une partie de l’industrie est clairement dans une démarche aujourd’hui de ne délivrer que des formules relativement "propres". Oui, il y a des « trends » sur des consommateurs qui veulent consommer moins et mieux, mais il y a toute une autre partie, plein de typologies de consommateurs qui ne s’y intéressent pas. La beauté reste une consommation de plaisir du moment ; les consommateurs achètent les produits des marques qui leur ressemblent, pas en termes d’incarnation esthétique mais en termes de philosophie. Mais, il y a des consommateurs qui recherchent d’autres engagements qui relèvent plus de l’inclusivité ou du social. Tout est une question de priorités personnelles.

N : Comment répondez-vous au consommateur qui veut savoir si le produit qu’il achète est « propre » ?

A : Certaines marques se positionnent très clairement sur ce sujet. Tout est dit et communiqué. Il y a aussi des applications, comme Clean Beauty, qui informe et éduque énormément. Certains retailers, comme Oh My Cream, aussi garantissent un référencement et une sélection aiguisée de marques plus « propres ». Aujourd’hui, les consommateurs peuvent avoir accès à un grand nombre d’informations online, le tout est de savoir les trier.

N : Est-ce qu’il y a des types de lieux de vente qui inspirent plus confiance ?

A : Dans la beauté, il y a une multitude de canaux de distribution. Le sujet c’est la question de fluidité : est-ce que c’est facile, disponible, et informatif ? Le canal de distribution est un reflet de la philosophie de consommation ; une femme qui va en pharmacie va chercher de la sécurité, une femme qui va chez Sephora sera peut-être plus dans une consommation plus incarnée, elle va vouloir vivre autre chose que ce qui pourrait être vécu en pharmacie.

Une femme qui consomme online, c’est clairement le côté « fast », instantané, immédiat. Il y a beaucoup d’informations aujourd’hui sur le « direct-to-consumer » : il n’y a pas d’intermédiaire, donc on achète directement à la marque. Les circuits sont relativement disparates et atomisés. Le circuit physique reste quand même très important. La vente online d’un produit cosmétique peut toujours présenter des limites face à l’achat physique.

N : D’après toi, comment s’inscrit L’ODAÏTÈS dans cette évolution ?

A : Je pense que L’ODAÏTÈS parle à ses consommatrices qui recherchent évidemment une formule propre, une formule efficace mais aussi très émotionnelle, ce qui n’est pas le cas de toutes les marques qui sont sur ce positionnement. Pour moi, L’ODAÏTÈS, est une « love brand ». Une love brand est une marque aimante, bienveillante, qui porte évidemment la naturalité dans leur formule, dans leur façon de communiquer. Elle répond au trend d’une beauté plus « slow », où on prend le temps de mesurer l’efficacité d’un produit.

N : D’après toi, est-ce que L’ODAÏTÈS devrait un peu plus accentuer sa communication sur cet aspect ?

A : On est sur la première partie de vie de L’ODAÏTÈS, c’est un premier grand chapitre de marque. Quand les formules propres seront le pré-requis et que toute l’industrie cosmétique se sera mise en marche là-dessus, il va falloir tirer d’autres fils ! C’est pour cela que l’émotionnel et l’efficacité sont très importants.

Les consommateurs ont du mal à évaluer l’efficacité d’un produit et sa naturalité, ce sont des choses, qui, dans leur « mindset », ne se rencontrent pas forcément. Les marques qui relèvent, aujourd’hui, un peu ce challenge, dans l’esprit des consommateurs, c’est potentiellement des marques qui pratiquent des prix relativement élevés. On a l’impression que, plus on met de l’argent dans son produit, plus il est efficace, sur la partie green. Mais ce sont des pensées qui vont faire leur chemin. Je pense qu’à un moment donné, L’ODAÏTÈS devra accélérer sa communication sur la partie efficacité une fois que cette naturalité et cette sensorialité se seront vraiment avérées dans la tête des consommateurs. 

N : D’accord, et pour finir, quel est ton produit préféré et pourquoi ? 

A : C’est le masque lumière. C’est marrant parce que je ne l’ai pas forcément consommé parce que c’était un soin anti-âge, je l’ai d’abord testé en échantillon et après je l’ai acheté. Tout d’abord, j’aime l’odeur et pour moi le produit cosmétique passe par le plaisir, par l’émotionnel. J’ai été formée, entre autre, à l’ISIPCA, donc bien persuadée que l’émotionnel est hyper important ! En plus, j’ai fait l’école des parfumeurs donc je suis persuadée que l’émotionnel, c’est hyper important ! J’aime le côté baume, sa texture un peu épaisse, que l’on peut travailler.

Quand on vieillit, on a des besoins qui sont plus importants en termes d’hydratation, de nutrition et c’est mon cas.... Tu m’avais dit que je pouvais le laisser toute la journée. Comme je ne suis pas quelqu’un qui me maquille énormément, ça me va bien. Je trouve qu’il y a un vrai résultat effectivement d’une peau qui est assouplie et lumineuse, j’adore ! En fait, c’est ce dont on manque aujourd’hui quand on est citadine.

N : Merci Audrey d’avoir partagé avec nous votre vision. Nous sommes totalement en phase sur la notion d’anti-âge qui, pour nous, englobe de manière générale l’éclat, la lumière, la joie et la sérénité qu'exprime et dégage un visage. C’est la raison pour laquelle nous avons opté chez L’ODAÏTÈS pour la nouvelle expression well-aging. En effet, peu importe l’âge, l'important est de "bien" le porter ! c'est à dire que l'essentiel est que nos soins permettent d'habiller votre visage de lumière et de faire de leur usage un moment de plaisir et de sensorialité !