Comment le COVID-19 impacte-t-il le marché de la cosmétique ?

La crise du coronavirus touche à sa fin et elle nous aura, comme vous sans doute, bel et bien bouleversés ! Nous avons connu peurs et paniques et grâce à vous, nous avons pu surmonter sereinement cette période difficile et protéger nos collaborateurs. Un énorme Merci !

Nous avons adoré continuer à vous faire plaisir, à choyer votre peau et à régaler vos sens. Nous avons adoré votre confiance et votre patience pour les colis. Nous avons adoré accueillir et échanger avec de nouvelles clientes. Nous avons adoré maintenir et renforcer le lien avec vous grâce notamment à tous ces nouveaux moyens d’échange (chat, live, etc..) qui nous ont permis entre autres de répondre à vos interrogations. Vous nous avez interrogé sur la composition de nos soins, sur l’origine de leurs ingrédients, sur leurs modes d’utilisation, etc… Cette soif d’apprendre et de comprendre les soins cosmétiques, l’univers qui les entoure et leur impact sur l’environnement s’inscrit plus que jamais dans une tendance de fond que le Covid-19 n’a fait qu’accélérer. Pour mieux comprendre ces nouveaux modes de consommation, nous avons interrogé deux experts de part et d’autre de l’Atlantique et eu envie de partager avec vous leur retour. Voilà donc les avis et la vision de Deanna Utroske, experte américaine en cosmétiques et éditrice de CosmeticsDesign.com et de Vincent Gallon, également expert en beauté et cosmétiques et éditeur de PremiumBeautyNews.com.

1/ Suite à la crise du Covid-19, les consommateurs semblent davantage à l’affut d’informations sur les marques et leurs valeurs, quelles seraient ces valeurs qui rassurent ou qui sont importantes aux yeux des consommateurs ? Qu’attendent les consommateurs de la part des marques ? 

Deanne Utroske (DU) : Même avant la crise sanitaire du COVID-19, les consommateurs de beauté « responsable » recherchaient des marques qui se mobilisent pour des causes sociales et environnementales ; ils dépensent de l'argent pour soutenir des marques de beauté qui, à leur tour, soutiennent leurs valeurs personnelles, morales et politiques ».

Désormais, avec cette crise, et même au-delà de celle-ci, les consommateurs sont encore plus attirés par les marques avant-gardistes. Bien sûr, l'efficacité du produit reste primordiale mais ils veulent acheter auprès de marques de beauté qui représentent quelque chose, qui fonctionnent de manière éthique et qui ont plus de respect pour le bien-être des personnes et de la planète que pour le profit.

Tout cela pour dire que la transparence, non seulement en termes d’ingrédients mais aussi en termes de pratiques commerciales, sera clé pour déterminer le succès d’une marque après la crise sanitaire.

Vincent Gallon (VG) : La crise a probablement eu un effet catalyseur sur des tendances qui avaient déjà commencé à émerger : attention croissante portée aux valeurs et à la sincérité des marques, à l’impact de la consommation sur l’environnement et sur la société.

Dans ce contexte, les marques qui devraient le mieux tirer leur épingle du jeu sont celles qui sauront rassurer les consommateurs (sur leur qualité, leur innocuité, leur faible impact environnemental ou même leur impact positif), faire la preuve de leur proximité (pas seulement géographique, mais aussi en termes de valeurs).

Les marques porteuses d’humanité seront aussi privilégiées. Celles qui portent des valeurs artisanales (savoir-faire humain, proximité de fabrication, connaissance et amour des matières premières, souci des employés et de la communauté, etc.) sont les mieux placées.

2/ A l’issu de ce confinement, pensez-vous que les consommateurs ont établi un nouveau lien ou un lien différent à leurs produits cosmétiques ?

DU : Pendant le confinement, le lien à la beauté a changé. Des catégories comme les produits de soins ou qui aident à atténuer les effets du stress ou l'aromathérapie sont devenus plus importants.

Et à l'avenir, les produits cosmétiques simples et efficaces qui aideront les gens à se sentir bien soignés, bien reposés et bien dans leur peau auront un véritable avantage.

VG : Les produits liés à nos pratiques sociales (maquillage, parfums) ont forcément souffert de l’effondrement du niveau des interactions sociales. Les produits d’hygiène ont, en revanche, augmenté dès les premiers jours du confinement

Avec le confinement, l’intérêt grandissant pour les produits de soin, synonymes de bien-être et de plaisir, s’est confirmé. Le soin continue à croître au détriment du maquillage et à être orienté sur des produits naturels, sains et responsables. Cette crise pourrait n’être que le catalyseur d’évolutions déjà engagées.

3/ Après ce confinement, est-ce que les critères d’achat de cosmétiques vont évoluer ? Est-ce que le “Made in France” est un critère d’achat ou va le devenir ou est-ce juste un effet de mode ?

DU : Sur le court terme, les cosmétiques fabriqués localement séduiront davantage les consommateurs. Ainsi, en France, le label « Made in France » aura une valeur ajoutée dans la mesure où ces produits sembleront plus sûrs et plus fiables.

Mais en regardant la situation dans son ensemble, les soins de la peau et le maquillage de France ont une réputation de longue date en termes de qualité et d’efficacité ; et la crise du coronavirus ne changera rien à cela. Pour les acheteurs de cosmétiques du monde entier, le « Made in France » continuera d’être un gage d’excellence.

VG : La question du made in France s’inscrit dans un cadre plus large, sur ce point il y a un fort désir des Français de se réapproprier leur destin en privilégiant, à tous les niveaux, l’achat local et de proximité très spécifique à notre pays.

Les Français ont une grande confiance dans les produits cosmétiques fabriqués par leurs industriels et artisans. Ils savent que ces produits sont de bonne qualité, qu’il y a un savoir-faire français spécifique apprécié à l’étranger et que la réglementation française garantit un haut niveau de sécurité. Pour autant, je ne crois pas que le made in France deviendra le premier critère d’achat. D’autres éléments (les ingrédients, le prix, la qualité perçue, le caractère plus ou moins durable du produit et de son emballage, etc.) sont tout aussi importants aux yeux des acheteurs.

4/ Qu’en est-il des nouvelles habitudes d’achat ? les consommateurs se sont-ils familiarisés avec l’achat en ligne comme le démontre la forte hausse des ventes en ligne, est-ce que cette tendance est définitivement installée ou est-ce qu’elle va disparaître avec le déconfinement ?

DU : Oui, dans un monde post-COVID, un plus grand nombre de consommateurs achèteront, et en particulier se réapprovisionneront, en ligne. 

Mais le service client que l’on retrouve en boutique sera toujours recherché. Et la socialisation en boutique sera toujours énergisante et inspirante. Ainsi, le « commerce de détail » pour la cosmétique devra simplement s’adapter continuellement aux expériences vécues et aux attentes des consommateurs.

VG : La forte hausse des ventes en ligne a d’abord été le fait de la nécessité. Mais cela a certainement permis de lever des blocages. On observe ainsi que des personnes qui achetaient peu en ligne (notamment peu de produits cosmétiques et alimentaires), notamment parmi les 45-55 ans et les 55-65 ans, ont rattrapé leur retard et découvert ce canal de distribution. Il est probable que les habitudes changent et que l’achat en ligne s’installe.

Merci à Deanna et Vincent pour leur retour très intéressant. Les tendances qui s’en dégagent sont finalement assez similaires de part et d’autre des frontières. Ainsi, cette crise a cristallisé les tendances pour davantage de sincérité et de transparence, pour une attente d’humanité, de responsabilité et de sécurité et enfin pour une demande de soins « clean », simples et efficaces générateurs de bien-être.

 

Pour notre part, nous continuerons plus que jamais à communiquer avec vous. Tous les moyens seront bons et à prendre pour partager avec vous notre histoire, nos passions, nos envies de création, nos tourments, nos interrogations, nos engagements pour l’environnement, etc. Plus que jamais nous prendrons plaisir à partager avec vous l’origine de nos substances actives, de nos excipients et de nos ingrédients de manière générale, à vous éclairer sur le développement de nos produits, à vous expliquer les raisons d’être de nos conditionnements, à partager nos décisions pour la protection de l’environnement, etc... et sans oublier bien sûr de vous parler de tous nos collaborateurs et partenaires qui tous les matins se lèvent avec nous avec l’envie de vous faire du bien. 

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