Facialiste : l’expert du soin visage en profondeur

 Il y a à peine un an, les adresses de facialistes étaient encore très confidentielles. La facialiste n’obtenait pas la reconnaissance qu’elle méritait, si bien qu’on connaissait à peine son existence : Inconnu au bataillon, ce métier de niche à mi-chemin entre l’esthéticienne et le dermatologue manie pourtant l’art facial comme personne. Tout droit venu de la culture anglo-saxonne cette expertise s’articule exclusivement autour de la sensibilité et de la complexité du visage et se concentre uniquement sur cette zone du corps. Un terme en vogue qui fait désormais son entrée en France et attire hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes en quête de la peau parfaite. Focus sur cette nouvelle technique qui stimule bien plus que la simple barrière externe cutanée et offre des résultats sans précédent, bien en profondeur.  

 

1- Qu’en est-il du métier de facialiste ?

S’il y a quelques temps ce terme ne nous disait rien, aujourd’hui, cet expert du visage prend ses quartiers dans les plus beaux instituts et distille ses conseils et massages qui agissent en profondeur, sous la peau. De plus en plus, ce sont des esthéticiennes qui se reconvertissent et mettent de côté les épilations, les soins du corps et les manucures au profit du seul visage, plutôt complexe. Relégués au premier plan, la qualité et l’éclat de la peau trônent désormais sur les attentes beauté. Si toutefois ces reconversions sont de plus en plus fréquentes et honorables, elles demandent tout de même à gérer une certaine expertise cutanée en amont.  

 On ne s’improvise pas facialiste ; ce métier nécessite parfois et souvent à l’autre bout du monde, une longue formation à des techniques de gestuelles très précises : massages, pressions de la main, pincements, lissage, drainage font partie de ces gestuelles que l’on estime futuristes et qui glanent pourtant leurs secrets près de 500 ans plus tôt, ce qui est le cas avec le désormais réputé et tendance, massage KOBIDO. 

 

2 - Les secrets du KOBIDO massage anti-âge 

 Le KOBIDO est un art ancestral, LE secret de beauté des japonaises. Cest une technique de massage facial qui intervient sur les méridiens ainsi que sur les points d'acupuncture. Il permet de rééquilibrer la circulation de l'énergie du visage ainsi que du cou. Cette bonne répartition d'énergie est à l'origine de la jeunesse de la peau. Comme un véritable lifting à la main, il lutte en profondeur contre les signes de l’âge grâce à de multiples techniques de gestuelles qui stimulent l’ensemble de la circulation.  

C’est une maîtrise qui n’est pas donnée à tout le monde puisquune toute petite élite d’une cinquantaine de personnes au monde la pratique dans les règles de l’art. 

 A l’origine, au 15e siècle, tout part d’un affrontement entre deux des meilleurs maîtres japonais autour d’une démonstration de Kyoku-te qui n’est autre qu’un soin du visage typique qui utilise une technique particulière de pression de la main. Si aucun n’a remporté ladite bataille, ces derniers ont préféré allier leur savoir pour fonder une maison de beauté : cette technique a ensuite été transmise de génération en génération à de rares thérapeutes désormais installés aux 4 coins du monde.  

 Nous avons interrogé pour vous Delphine Langlois, la facialiste experte qui travaille notamment avec nos soins et qui a fait ses classes auprès du Maître Japonais Shogo Moshizuki. Delphine nous livre son approche parisienne riche d’une longue expérience en la matière ! 

 Comment avez-vous découvert le massage Kobido ?  

« Je l’ai découvert lorsque j’étais au George V. Une cliente russe de plus de 65 ans m’a délivré le secret de sa peau magnifique. En effet, elle se faisait régulièrement masser par l’un des thérapeutes qui connaissait la méthode Kobido. Cela a attiré ma curiosité et après m’être renseignée, j’ai eu la chance d’apprendre et de m’initier à cette technique avec le 27e maître Kobido. J’ai donc quitté le George V pour me consacrer à mon nouveau métier de facialiste. » 

 Qu’est-ce que le massage Kobido apporte de plus à la peau ?  

Cette technique de massage met en jeu un travail en profondeur en stimulant sous l’épiderme à la fois la lymphe, la circulation sanguine, les muscles ou encore les facias. Le produit cosmétique ne peut avoir une telle action englobant toutes ces parties. Toutefois, si le Kobido est réputé, il existe aussi d’autres techniques de massage qui agissent directement sur la lymphe, ou l’ossature et offrent donc une action profonde et anti-âge qui améliore directement la qualité de la peau.  

En ce sens, utiliser un sérum à base d’huiles de très bonne qualité que l’on fait pénétrer à l’aide de massages va d’ores et déjà permettre de potentialiser les effets de cette technique. 

 Le pratiques-tu sur ton propre visage ?  

« Oui bien sûr, je me masse aussi. J’accumule tellement de tensions durant la journée que le soir, je n’ai qu’une envie c’est de me masser. En revanche, il n’est pas possible de réaliser sur moi toutes les techniques que je pratique sur mes clientes mais je connais déjà le principe pour travailler la ride, la tonicité ou l’épaisseur musculaire. » 

 Après une première séance faut-il continuer à se masser soi-même à la maison ?  

« Bien sûr ! C’est comme une séance de sport. Il faut y retourner pour sentir les effets. C’est pareil pour les effets anti-âges, la fermeté de la peau se travaille au quotidien ! Le meilleur moyen d’entretenir entre chaque séance, c’est encore de prendre son huile le soir et de se masser le visage tout seul. Ensuite, il y a deux principes autour de l’auto massage : avoir des techniques de lissage et d’ouverture faciale pour détendre les muscles car les contractures et les tensions faciales sont à l’origine de la formation des rides. Un visage crispé va marquer plus vite. Le premier geste, le soir, c’est d’ouvrir les traits pour détendre et ce, avec des techniques assez simples, surtout de lissage. D’autres techniques sont plus complexes, c’est pourquoi j’enseigne l’auto massage. Toutefois, il est important de travailler de manière ciblée. Une ride, par exemple, va être travaillée en stretching musculaire, en étirant pour détendre la fibre musculaire. Une fois travaillée, on va agir en petits pincements pour stimuler la circulation sanguine, la synthèse de fibroblaste, de collagène, d’élastine… Pour travailler la gonflette musculaire, c'est pareil on attrape le muscle avec des pincements pour retrouver un joli galbe et lui éviter de devenir « raplapla » avec le temps. C’est pour cela qu’après chaque séance, je donne des conseils pour se masser en fonction de ses propres faiblesses faciales. » 

 Du coup combien de massages faut-il faire par an ? En entretien ?  

« Cela dépend de plein de choses comme de l’âge. Si on n’a pas trop de rides avant 40 ans, je dirais 3 à 4 fois par an, à chaque changement de saison. Passé 40-45 ans, c’est bien de le faire tous les mois. Des personnes qui n’ont en revanche rien fait pendant des années vont peut-être venir toutes les semaines durant 2 à 3 mois puis à fréquence plus modérée. Cela dépend aussi de la bourse mais il n’est jamais trop tard pour commencer car entre nous, le vieillissement cutané ne s’arrête jamais. » 

 Ce serait à partir de quel âge idéalement ?  

« Je dirais à partir de 40 ans car c’est à ce moment que l’on commence à avoir des plis causés par les expressions faciales. Pour les jeunes femmes qui viennent me voir, je vais plutôt travailler en technique de drainage pour le côté détox et coup d’éclat. » 

 Est-ce que tu travailles aussi le cou ? 

« Oui il le faut absolument, le platisma est un grand muscle qui tirera grand profit de massages réguliers et limite l’affaissement du cou » 

 Quel produit conseilles-tu pour travailler le plus facilement le Kobido ?  

« L’huile ! En tout cas je recommande vraiment de l’utiliser le soir. Après, certaines techniques de massages peuvent s’utiliser à sec mais tout dépend de chacun. »