Les huiles essentielles, une histoire d'héritage April 28 2017

Elles réjouissent le cœur et les sens et au-delà de ces plaisirs, elles exercent une réelle action thérapeutique et bienfaisante sur le corps, la peau et l’esprit. Alors qui sont ces petites merveilles ?

L’huile essentielle est le parfum des plantes, elle est stockée dans les organes sécréteurs : fleur, feuille, tige, écorce, racine, etc… C’est l’ensemble des substances volatiles présentes dans les plantes aromatiques. Ce sont des substances très puissantes car extrêmement concentrées. 

Comment les extraire ?

La façon dont une huile essentielle est obtenue dépend de l’organe sécréteur, elle peut être extraite :

  • par distillation à la vapeur d’eau : en traversant l’organe sécréteur, la vapeur entraine la molécule aromatique. Après le processus de refroidissement, on obtient en surface une première phase liquide, c’est l’huile essentielle et en dessous une solution aqueuse, contenant une bien moindre teneur en principes actifs, c’est l’hydrolat aromatique.
  • par pression à froid : cette méthode est utilisée pour les agrumes. La pression aboutit à une émulsion d’eau et d’huile essentielle qui subit une centrifugation puis une filtration pour récupérer l’huile essentielle de l’agrume dénommée « essence ».
  • par solvants volatiles (ou enfleurage) : Ce procédé consiste à dissoudre la matière odorante dans un solvant tels que l’hexane ou l’éthanol. Ces solvants sont ensuite presque… éliminés par distillation. L’huile essentielle obtenue est souvent appelée « absolue ». Elle est utilisée notamment pour extraire l’huile essentielle des organes végétaux qui ne supportent pas la chaleur (comme par exemple le jasmin ou la jacinthe).

On assiste ces dernières années au développement de nouvelles technologies qui présentent notamment des avantages sur le plan écologique mais qui nécessitent encore un investissement en équipement trop couteux. C’est le cas de l’extraction au dioxyde de carbone (CO2) particulièrement adaptée à l’extraction d’huiles essentielles fragiles qui requièrent une basse température.

Avec quel rendement et quelle qualité ?

Il diffère totalement d’une plante à l’autre. Pour obtenir 1 kg d’huile essentielle, il faut compter, par exemple, 150 kg de fleurs de lavande vraie mais 1000 kg de fleurs d’orangers amers ! ce qui explique pour cette dernière un prix très élevé fluctuant autour de 4000 €…Mais si le rendement affecte le prix, il n’est absolument pas le seul critère d’impact. En effet, la qualité du terroir est une donnée importante puisqu’en fonction de l’ensoleillement, du climat, de la composition du sol, de l’altitude..., une même plante peut engendrer des essences très différentes au niveau de la composition biochimique et donc une action biologique très variable. L’usage des huiles essentielles requiert donc une vraie connaissance scientifique, ce qu’on appelle aromathérapie, d’ailleurs très tendance depuis quelques années. C’est bel et bien là qu’est tout l’art de l'ODAÏTÈS qui de par son expertise, l’héritage de son savoir-faire et le choix drastique et méticuleux de ses fournisseurs et de ses substances végétales est capable de choisir l’huile essentielle distillée à la vapeur du meilleur terroir ! C’est par exemple la région du Cap Bon en Tunisie pour le néroli, une référence connue et privilégiée par tous les parfumeurs et formulateurs pour le parfait équilibre de son microclimat !